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Révélations
Saad Hariri n’a pas quitté le Liban
Leila Barakat
2014-12-01

Il y a un mois environ, j’organisais avec As-Safir le lancement de l’encyclopédie de Beyrouth Capitale mondiale du Livre, un ouvrage de mille pages qui compile l’ensemble des réalisations de l’année où la capitale libanaise fut honorée de ce titre. Après la cérémonie, j’ai placé un exemplaire du livre dans un colis au nom de l’ancien Premier ministre M. Saad Hariri. Le coursier regimbait à le prendre. « Il n’habite plus au Liban… ». J’ai dû insister. « Je le dépose où ? » me demandait-il agacé. « Débrouille-toi, va à sa maison du centre ville »… Il a si bien grommelé que j’ai fini par penser que je jetais une bouteille à la mer.
Et pourtant. Quelques jours après, seulement quelques jours, je recevais une réponse signée de la propre main de Hariri. La rapidité de la réaction était frappante. Et elle ne se contentait pas de simples remerciements. Il s’agissait d’une vraie lettre, personnalisée. Qu’on soit de la coalition du 8 mars ou de celle du 14 mars, on peut difficilement ne pas apprécier le geste. Peu importe qui trie le courrier et sélectionne ce qui mérite réponse. « On reconnaît un Prince à la tête de ceux qui l’entourent », constatait Nicolas Machiavel. Force est de reconnaître que le cabinet de Saad Hariri, si l’on s’en tient à une pure évaluation de sa performance managériale, est organisé de manière hautement professionnelle. De quoi conclure que Saad Hariri suit de très près ce qui se passe au Liban.

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