« Je redoute trois journaux plus que 100 000 baïonnettes », disait Napoléon. Cette citation montre le pouvoir que peut représenter la presse, plus redoutable que Bonaparte en personne. C’est pour la soutenir que l’Association francophone de journalisme au Liban (AFEJ) continue d’œuvrer, afin que la presse jadis si glorieuse ne périclite pas. L’AFEJ et l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) viennent en effet d’entamer une phase de coopération active dans les secteurs universitaire, journalistique et médiatique. Lors d’une cérémonie organisée dans les locaux de l’AUF, son directeur régional, M. Hervé Sabourin, et la présidente de l’AFEJ, Mme Nidal Ayoub, ont signé un accord de coopération qui comprend l’organisation de conférences, débats, séminaires, et ateliers de formation. Visant à soutenir les deux secteurs, universitaire et journalistique, cette coopération prévoit principalement le renforcement des capacités du corps académique universitaire concerné par la formation aux métiers du journalisme, afin d’assurer des formations d’excellence, tant pour les étudiants que pour les journalistes en exercice. Non, le métier de journaliste n’est pas encore mort, malgré la crise de la presse qui le menace. Comme l’a conclu Mme Ayoub, « dans une société où priment depuis trop longtemps les informations nuisibles, négatives, meurtrières et morbides, le journalisme positif doit avoir droit de cité : les actions de l’AUF sont des vecteurs majeurs de positivisme et de volontarisme. Quoi de meilleur pour faire la "une" de nos espoirs et de nos écrits ? »