Jeunes critiques libanais
Plus de 20 000 élèves des écoles publiques et privées libanaises ont été accueillis au Salon du livre francophone de Beyrouth dans le cadre des nombreuses visites et rencontres du volet jeunesse, « Jeunes critiques libanais ». De nombreuses animations - rencontres avec des auteurs, des illustrateurs, des éditeurs jeunesse, des libraires… - ont permis aux plus jeunes de faire l’expérience du plaisir de lire et ont contribué ainsi à renforcer la francophonie de demain. Une douzaine d’auteurs jeunesse français étaient invités. Par ailleurs, le prix « Jeunes critiques libanais » a été décerné en présence de leurs auteurs à deux ouvrages choisis par deux jurys d’élèves, l’un constitué d’enfants et l’autre d’adolescents. Cette année, les livres jeunesse d’éducation et de sensibilisation à l’environnement ont particulièrement été mis à l’honneur. Le stand du réseau des écoles à programme français, où étaient conjointement présentes l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et la MLF (Mission laïque française), a proposé lui aussi de nombreuses animations, avec le lancement du concours BD et du concours « traduction », ainsi qu’une table ronde où des auteurs étaient invités à rencontrer les élèves, sans oublier la remise des prix du concours AEFE 2014. Le prix littéraire des lycéens 2016 a également été lancé au salon.

Traduction
La traduction est un des axes principaux du salon, valorisant les passerelles entre les langues française et arabe. De quoi rappeler que ni la francophonie ni le Salon du livre francophone de Beyrouth ne sont là pour traduire la seule pensée des écrivains français ou en répandre le prestige. Pour la troisième année consécutive, les éditeurs arabophones libanais étaient donc présents au Salon du livre francophone, pour présenter leurs livres traduits du français. Plusieurs ouvrages en arabe récemment traduits ont été lancés, parmi lesquels : Le dernier seigneur de Marsad de Charif Majdalani (Le Seuil – Hachette Antoine), Jérusalem 1900 de Vincent Lemire (Armand Colin – Dar al Farabi), Sadate de Robert Solé (Le Seuil – Hachette Antoine), Meursault contre-enquête de Kamel Daoud (Actes Sud – Barzakh – Dar al Jadeed).   Un atelier de traducteurs s’est également tenu avec l’IFPO (Institut français du Proche-Orient) et la revue en ligne La vie des idées ; il a accueilli une dizaine de jeunes traducteurs de sciences humaines et sociales, venus du Liban, d’Egypte, de Tunisie, d’Algérie et du Maroc, et qui ont réalisé des traductions pertinentes d’articles critiques du français vers l’arabe.

La recherche universitaire
De nombreux chercheurs ont été invités au salon, sur le stand de l’IFPO mais aussi dans de nombreuses conférences ou tables rondes, pour traiter de thèmes aussi divers que le dynamisme de l’édition jeunesse en langue arabe, l’histoire des bains collectifs en Orient, l’écriture et les conflits, le patrimoine architectural et l’actualité de la région.

Dessins libres pour libres livres
On notera une présence plus marquée que les années précédentes de la bande dessinée et du roman graphique, avec entre autres Zeina Abirached, Jean-Pierre Filiu, Guy Delisle, Benoît Peters, Lamia Ziade, Thierry Belfroid ou Yslaire, et le lancement de l’édition 2015 de la revue libanaise de bandes dessinées et d’arts graphiques, Samandal.