Le Parlement n’a jamais été de fait représentatif de la volonté du « peuple », à qui on interdit précisément d’être un peuple, unifié par des aspirations susceptibles de lui construire un avenir. Le régime électoral a plus d’une fois changé, mais systématiquement en régressant…
Quoi qu’il en soit, les députés se sont réunis uniquement pour prolonger leur mandat, puis ils se sont empressés de se disperser pour éviter d’avoir à légiférer ou résoudre les questions de budget, en suspens depuis une éternité, ou, pire, élire un président de la République…
Que les forces étrangères prennent leur temps avant de désigner le président que devront « élire » ces parlementaires, car ils ne sont pas pressés de se prêter à ce jeu purement formel, où en vérité ils ne décident de rien. Les régimes arabes non plus ne sont pas pressés, eux qui n’ont jamais été de fervents partisans de la démocratie.
En attendant, cette Chambre des députés inactive vit une sorte de congé payé illimité. Son coût est exorbitant pour notre Etat, comprenant, outre les salaires de députés oisifs, des indemnités de voyages et de déplacements, des exemptions douanières pour leurs voitures et des rémunérations pour leurs gardes du corps. Sans oublier les frais liés à l’occupation injustifiée du luxueux bâtiment annexe, où se trouvent les bureaux de cette clique de parlementaires sans travail et improductifs.