A la recherche d’un livre sur l’archéologie en Palestine, je suis entrée dans l’une des plus honorables bibliothèques d’un pays arabe, que je ne nommerai pas mais que tout lecteur averti reconnaîtra aisément. A ma grande déception, je ne trouve aucun livre sur le sujet. Je reformule aussitôt sur l’ordinateur les mots-clés de ma recherche : archéologie en terre palestinienne, archéologie palestinienne ? Toujours aucun résultat. Mais alors que, plongée dans mes interrogations, je tente de dénicher un moyen pour me documenter sur le sujet, je découvre des rayonnages entiers de livres sur Israël, qui débouchent sur des chambres entières et leurs antichambres. De volumineux ouvrages, des sujets variés, des ressources inépuisables. Serions-nous donc en territoire hébreu ? J’accours vers l’ordinateur pour savoir de combien de livres sur Israël dispose cette bibliothèque. Réponse : 5 035 titres !! Mais alors... je trouverai forcément un livre sur l’archéologie israélienne ?! Tout à fait : je fus aussitôt servie avec une multitude de titres (1).

Voilà, en somme, ce qui entérine l’idée que cette terre est bel et bien celle d’Israël : il n’y a d’archéologie qu’israélienne. Penser qu’il existe une archéologie palestinienne, c’est déjà une erreur historique.

La Palestine a-t-elle jamais existé ?
La Palestine n’est-elle donc qu’illusion, ou un véritable pays avec des origines et un passé ? Je cherche les rayonnages sur l’histoire palestinienne dans l’espoir de trouver une réponse réconfortante. Mais il n’y a pas de rayonnage, seulement quelques volumes. La Palestine a presque disparu de la bibliothèque. Va-t-elle aussi disparaître de la mémoire ? Sous le choc de ma découverte, je me demande à quelle haute manipulation politique nous avons affaire.

Combien y a-t-il de livres sur l’histoire d’Israël ? demandent mes doigts nerveux à l’ordinateur. 1 285 titres, dont un très grand nombre sur l’ancien Israël (2) ˗ et je sens l’objectif sournois qui s’insinue, jusqu’à enraciner dans la tête des lecteurs que cette terre ne fut jamais arabe. Pire encore, ce foisonnement de titres, alors qu’il opère en douce son lavage de cerveau, invite le chercheur, de pièce en pièce, à creuser dans l’histoire de l’ancien Israël, pour en découvrir les spécificités. La liste semble interminable (3)...  puis on passe aux religions de l’ancien Israël, sur lesquelles on nous propose toute une collection (4) !

Si l’histoire est israélienne, la terre l’est aussi. C’est ce que démontre une panoplie variée d’atlas et de manuels de géographie (5). Et sur une terre dont l’histoire et la géographie sont israéliennes, l’administration ne peut être qu’israélienne, ainsi que l’économie. Telle est la signification de l’étalage impressionnant de livres qui semblent inviter à se spécialiser dans la gestion du secteur public en Israël (6) : le conflit avec les Palestiniens est relégué au second plan. La Palestine n’est plus qu’un mauvais souvenir.

Oiseaux et végétaux de la terre d’Israël
La consécration d’Israël ne s’arrête pas là. On vous demande de comprendre, cher lecteur arabe, que même la flore et la faune sont israéliennes. Plongez-vous donc dans ces autres ouvrages :

"Journal israélien des plantes" ; "Journal israélien de botanique" ; "Végétation d’Israël et des zones adjacentes" ; "Pressoirs à huile et à vin en Israël des époques hellénistique, romaine et byzantine" ; "Vin et production d’huile dans l’antique Israël et d’autres pays méditerranéens" ; "L’industrialisation rurale en Israël" ; "Le climat d’Israël" ; "Fleurs d’Israël : vingt-cinq fleurs champêtres" ; "Les plantes sauvages de la terre d’Israël" ; "Les oiseaux de la terre d’Israël" !!   

Oui, Israël s’est accaparé jusqu’aux oiseaux et aux plantes sauvages : nous ne sommes pas dans une bibliothèque mais dans une jungle. Une jungle qui dévore les vérités historiques.

Quand les bibliothèques arabes se mettent à ressembler à un musée juif 
Cette bibliothèque m’effraie. Je m’en échappe comme s’il s’agissait d’un cimetière. Mais je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit. Ma découverte semble trop énorme pour être prise à la légère. Le lendemain je décide donc d’y revenir. Déterminée à exhumer la Palestine et à la dépoussiérer, l’entêtée que je suis se précipite entre les rayons pour en retrouver les arts. Mais les résultats sont toujours aussi stupéfiants : les livres sur l’art palestinien sont maigres, en noir et blanc, mal reliés, imprimés sur du papier bon marché. Les livres sur les arts juifs d’Israël, en revanche, sont épais, illustrés, colorés, en papier glacé haut de gamme... Et ils sont innombrables : 245 titres. "Un siècle d’art israélien" ; "L’art juif" ; "Histoire illustrée de l’art juif" ; "Après Rabin : le nouvel art d’Israël"... il y en a pour tous les goûts. Si seulement, au lieu d’acquérir avec ses fonds ces centaines de livres, cette bibliothèque avait financé un seul catalogue pour préserver la mémoire du patrimoine palestinien !

Pourquoi n’y a-t-il pas, par exemple, d’ouvrage sur cette magnifique broderie palestinienne qui rehausse le patrimoine arabe ? Y en a-t-il au moins sur la musique de Palestine ? Hélas non. Sur le cinéma palestinien, la photographie palestinienne ? Non plus. Terrible conclusion : le Palestinien n’est qu’une occurrence négligeable sur cette terre, un être inculte de passage, qui ne vaut pas la peine d’être documenté. La production des juifs d’Israël, en revanche, est légitime. Ces derniers semblent un spécimen supérieur producteur de cinéma, de photographie, de musique, de danse... La profusion des titres en témoigne (7).

Et la littérature ? Israélienne aussi, par excellence (8) ! Y a-t-il pour contrebalancer ces compilations quelque anthologie ou quelque livre critique sur la littérature palestinienne ? Aucun là non plus.

Mais d’où viennent donc ces armadas de livres pro-israéliens qui nous ont envahis ? On dit Israël assiégé par le monde arabe. Erreur, c’est le contraire. Notre forteresse a été prise d’assaut il y a longtemps. Nos murailles sont tombées. 

De quoi s’abandonner à la peur. Peur de ce monde arabe qui n’en est plus un, peur de vivre dans un « chez soi » à ce point contrôlé par la terrifiante machine sioniste. Il n’y a plus de « chez soi », en fait. Car notre nation n’est plus qu’une terre dépouillée offerte à « l’autre », l’exterminateur, à qui il n’a pas suffi de faucher les âmes d’un peuple, mais qui prend aussi soin d’effacer la moindre trace de ses archives.

Il n’est plus de refuge possible : puisque cette bibliothèque se trouve dans l’axe dur des pays belligérants opposés à Israël, dans l’antre des faucons et non dans celui des colombes : l’invasion est totale.

Scandale d’un dérapage
Les bibliothèques sont, en termes d’éducation, une seconde famille. Elles forgent vos orientations. Elles semblent inoffensives, elles sont en réalité tout ce qu’il y a de plus dangereux. Les jeunes étudiants qui se sont plongés dans ces rayonnages ne peuvent sortir qu’admiratifs d’Israël. Quelques titres les y auront aidés tout particulièrement :  

"L’idée d’Israël : une histoire de pouvoir et de savoir" ; "La construction de l’Israël moderne (1948-1967)" ; "Ascension d’Israël : histoire d’un État révolutionnaire" ; "Israël : de la terre promise à l’Etat moderne" ; "L’espoir accompli : ascension de l’Israël moderne" ; "Israël : un écho de l’éternité" ; "La sagesse dans l’ancien Israël" ; "La réciprocité et la solidarité dans l’ancien judaïsme" ; "Une paix prophétique : le judaïsme, la religion et la politique"... 

N’est-il pas révoltant que ces livres qui n’ajoutent rien à notre culture infestent nos bibliothèques ? La tragédie de la Palestine est jetée aux oubliettes, au profit de livres touristiques illustrés tels que "Israël : le guide de Voyage Bradt ou Ticket pour Israël : guide d’information"... Certains livres parient sur le plaisir des yeux, comme "L’Etat d’Israël au XXème siècle : une histoire illustrée", ou "Israël : les visages et les lieux" (préfacé par la Première ministre Golda Meir !)... Pour un peu cette bibliothèque fêterait l’anniversaire de l’Etat hébreu, avec des titres aussi choquants que : "Israël : le premier centenaire de l’indépendance" ; "Lettres d’Israël : l’édification d’une nation (1948-1968)" ; "Cinquantenaire d’Israël : point de vue d’un journaliste" ; "Israël : les premiers cent ans" ; "Le cinquantenaire d’Israël" (préfacé par l’ancien président israélien Shimon Pérès) !

Qu’est-ce donc qu’une bibliothèque ? Est-ce un haut-lieu de documentation où l’on forme les esprits et archive des faits historiques, ou un dépôt où l’on entasse impunément les pavés de propagande de l’ennemi ? Quand l’on sait que par ailleurs les maisons d’édition arabes tentent désespérément d’écouler leurs stocks pour survivre, on se demande pourquoi nos bibliothèques n’y contribuent pas au lieu de se faire l’écho de la propagande de l’adversaire. Autant de questions qui me bouleversent pendant que je feuillette de mes mains tremblantes, croyant rêver, "Ce qu’Israël signifie pour moi" - une collection de chants d’amour à la gloire d’Israël, rédigée par plusieurs politiciens de la planète, des diplomates, journalistes, artistes, universitaires, chefs religieux...

Israël, pays indubitablement en quête de paix, est dans son bon droit même lorsqu’il a recours occasionnellement à la guerre. C’est en tous cas ce que prétendent des titres éloquents tels que :

"Israël le belligérant pacifique" ; "Le cinquantenaire d’Israël : cinq décennies de lutte pour la paix" ; "La diplomatie israélienne et la quête de la paix" ; "Le nouvel Israël : rétablissement de la paix et libéralisation" ; "La démocratie et la paix dans l’esprit israélien"...   

Mais cette bibliothèque va encore plus loin. Elle a acquis des ouvrages qui défendent ouvertement la politique guerrière d’Israël. En voici un échantillon qui plaide particulièrement pour la victoire nécessaire d’Israël et justifie ses massacres (notamment ceux de Sabra et Chatila) : 

"Israël est-il coupable ?" ; "Si Israël avait perdu la guerre" ; "Pourquoi blâmer Israël ? Les faits derrière les manchettes" ; "Qui est sur le banc des accusés ? Israël répond à ses détracteurs"...  

Ainsi donc les ennemis d’Israël sont nos ennemis ! Ce qui implique, comble de la schizophrénie, que nous voilà devenus nos propres ennemis ! C’est dans cette logique qu’un ouvrage intitulé "La campagne de roquettes contre Israël pendant la guerre de 2006 au Liban", qui critique le Liban au lieu de l’envahisseur hébreu, fait de nous des lecteurs schizophrènes ! Cette impasse pour nos cerveaux trouve son apogée avec la critique des Arabes dans "Le lobby arabe : l’alliance invisible qui sape les intérêts de l’Amérique au Moyen-Orient" – en le lisant, on pénètre étrangement dans la peau du juif israélien redoutant le lobby arabe. Dans le même ton, un autre pavé de désinformation, "Boycott et liste noire : une histoire de la guerre économique arabe contre Israël", s’évertue à nous faire comprendre que nous, Arabes antisémites, sommes immoraux dans notre boycott d’Israël.

J’ai soudain du mal à respirer : je viens de tomber sur "La naissance d’une nation palestinienne : le mythe du massacre de Deir Yassin"... Ce livre prétend qu’il n’y a jamais eu de massacre en 1948 et qu’il s’agit d’un mensonge pour saper l’acceptation et la confiance dans l’Etat sioniste ! Enfin, le chercheur ne peut pas manquer un ouvrage exposé dans la vitrine de la bibliothèque : "L’icône du mal : le mufti d’Hitler et la montée de l’islam radical", où l’on accuse l’éminent mufti de Jérusalem Haj Amin al-Husseini d’avoir parrainé jadis Yasser Arafat, et servi d’inspirateur aux leaders du Hamas et du Hezbollah, relégués tous deux au rang d’organisations terroristes. "Les services secrets israéliens et la lutte contre le terrorisme" va dans le même sens. Nous, lecteurs schizophrènes, devons reconnaître que nous sommes ce que les autres ont décidé que nous étions. Notamment des terroristes.

Et pour tout lecteur qui douterait de mes conclusions, expliquez-moi pourquoi, dans une bibliothèque arabe, se trouvent des livres faisant les louanges de l’héroïsme d’Israël, tels que "Guerriers contre Israël : comment Israël a gagné la bataille pour devenir l’allié de l’Amérique", où l’on chante la bravoure de l’Etat hébreu et ses guerres remportées sur les – ô combien insignifiants ! – combattants arabes. Dans cette bibliothèque finalement si peu arabe, un autre ouvrage encore m’a donné des nausées : "Nouveaux cieux : ma vie en tant que pilote de chasse et fondateur de la force aérienne israélienne". Ce livre criminel invite le lecteur à jouir de la victoire des pilotes israéliens – ces mêmes pilotes qui ont déchiqueté de leurs missiles les corps d’enfants arabes... Mais quelle génération souhaite-t-on former avec des livres pareils ?  

En somme, pour vous documenter sur les sionistes pionniers, allez en bibliothèque arabe ! Lisez "Les hommes de sécurité d’Israël : carrières politiques de ceux qui ont lutté contre les Arabes, de Moshe Dayan à Yitzhak Rabin, d’Ariel Sharon à Ehud Barak" ; ce livre relate les glorieuses trajectoires de ces hommes qui nous ont vaincus ! Par ailleurs, aucun sioniste n’est oublié (9) ! Sur le seul David Ben Gourion on trouve jusqu’à soixante-six livres (10) !

Pire, l’unité d’Israël et ses mythes, c’est cette bibliothèque qui les ressuscite, avec des titres impensables, tels que : "Israël : un miracle dans le désert" ; "Le génie d’Israël" ; "Start-up nation : l’histoire du miracle économique d’Israël"...

L’acquisition de ces livres est souvent financée... par les Arabes. Parfois même les dons se font à l’occasion de pompeuses cérémonies. Ainsi nos bibliothèques se transforment-elles en centres de recherches sur la grandeur des juifs d’Israël. Des stratèges sionistes écrivent en masse, et nous, Arabes, apparaissons soudain comme les plus fervents acheteurs de leurs écrits. Une vraie déculturation. Et le lavage de cerveau fonctionne parfaitement. Parce que dans le conflit entre Israéliens et Arabes, il y a d’un côté ceux qui réfléchissent et diffusent leurs idées, et, de l’autre, ceux qui avalent le prêt-à-penser de leur adversaire.

Eretz Israël n’est plus un pays, c’est un empire dont nous sommes les ouailles. Guerres et terres ne sont que la face visible de notre aliénation. L’invasion culturelle de nos bibliothèques et de nos têtes constitue une plus grande conquête encore.  

L’Etat hébreu n’a eu de cesse de s’employer à anéantir la Palestine par colonisation, et les Palestiniens par liquidation physique. A charge pour cette bibliothèque et ses semblables d’achever ses basses œuvres... en effaçant peu à peu la Palestine des mémoires, et en encensant les tueurs de nos enfants. Parce que les meilleurs publicitaires à la solde d’Israël, c’est finalement nous.

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  1. "Le royaume oublié : l’archéologie de l’ancien Israël" ; "L’archéologie et l’histoire du Nord Israël" ; "Archéologie, anthropologie et culte : le sanctuaire de Gilat en Israël" ; "Archéologie et religion en Israël" ; "Une décennie d’archéologie en Israël" ; "L’archéologie d’Israël : construire le passé, interpréter le présent" ; "L’archéologie et les religions de Canaan et d’Israël" ; "La vie des gens ordinaires dans l’ancien Israël : là où l’archéologie et la Bible se croisent" ; "Origines : l’archéologie et l’art dans le Musée d’Israël" ; "Anciennes synagogues en Israël – archéologie et art" ; "L’Art juif ancien et l’archéologie en terre d’Israël"...
  2. "Histoire de l’ancien Israël" ; "Israël, des origines au milieu du VIIIème siècle" ; "Histoire d’Israël" ; "L’histoire d’Israël de l’exode à la chute du second temple" ; "Israël sur la terre biblique" ; "Israël dans l’histoire : l’Etat juif dans une perspective comparative" ; "Une histoire d’Israël d’Alexandre le Grand à Bar Kokhba" ; "La vie dans l’Israël biblique" ; "Une histoire d’Israël et de la Terre sainte" ; "L’historicité de l’Israël biblique" ; "L’émergence d’Israël depuis ses origines" ; "Perspectives judaïques sur l’ancien Israël"... 
  3. "Le monde de l’ancien Israël : perspectives sociologiques, anthropologiques et politiques" ; "La chronologie des rois d’Israël et de Juda" ; "L’architecture de l’ancien Israël" ; "Les routes et les autoroutes de l’ancien Israël" ; "Le culte dans l’ancien Israël" ; "Les dynasties royales dans l’ancien Israël"... 
  4. "La religion de l’ancien Israël" (de P. Miller) ; "La religion de l’ancien Israël" (de C. Vriezen) ; "Les religions de l’ancien Israël" (de Z. Zevit) ; "Les prophètes d’Israël"...  
  5. "La géographie d’Israël" ; "Atlas d’Israël : cartographie, géographie physique, géographie humaine et économique" ; "Atlas d’Israël : cartographie, géographie physique, histoire, démographie, économie, éducation" ; "La terre d’Israël : carrefour de civilisations" ; "La terre d’Israël : textes sur la géographie physique et historique de la Terre sainte"...     
  6. "La gouvernance dans le pouvoir exécutif en Israël" ; "Principes et pratique de l’administration publique en Israël" ; "La politique publique en Israël" ; "L’Etat providence en Israël : l’évolution de la sécurité sociale" ; "L’économie israélienne" ; "L’économie israélienne de la fondation de l’Etat à nos jours" ; "L’économie israélienne : rêves et réalités" ; "L’économie israélienne : de l’intervention du gouvernement à l’économie de marché"...
  7. "Le cinéma israélien" ; "Le cinéma en Israël" ; "La nouvelle photographie et l’art de la vidéo en Israël" ; "La musique populaire et la culture nationale en Israël" ; "La musique d’Israël : formation et développement à travers 5000 ans d’histoire" ; "Danse israélienne et danse juive" ; "Trésors du musée d’Israël de Jérusalem"...
  8. "La littérature de l’Israël moderne" ; "La littérature authentique d’Israël" ; "Traduire Israël : la littérature hébraïque contemporaine et sa réception en Amérique" ; "La nouvelle écriture des femmes en Israël"...  
  9. "Israël sous Rabin" ; "Rabin et la sécurité nationale d’Israël" ; "Shimon Pérès : une biographie" ; "Ceci est notre force : papiers sélectionnés de Golda Meir" ; "Reuven  Shiloah, l’homme derrière le Mossad : la diplomatie secrète dans la création d’Israël" ; "Harry S. Truman et la fondation d’Israël"...  
  10. "Ben Gourion : le père de l’Israël moderne" ; "David Ben Gourion et la renaissance juive" ; "David Ben Gourion : politique et leadership en Israël" ; "La vie de David Ben Gourion : photos, discours et écrits" ; "Ben Gourion : une biographie politique"...