« La préoccupation sexuelle est à la base de toute l’activité de l’esprit », affirmait  Paul Éluard. Rien de tel en effet qu’un motif sexuel, pour humilier un président, licencier un directeur, briser une famille ou planter le couteau d’un crime passionnel.

Or Daech ressuscite l’imagerie érotique de l’orientalisme. Il rompt la monotonie de la monogamie. Il capture les femmes et, au nom d’un islam fantaisiste, s’évertue à les humilier. Il les viole en public, et collectivement. Il les achète et les revend. Ses pratiques libèrent les fantasmes sexuels les plus fous – si bien que les déviances du marquis de Sade apparaissent ternes en comparaison. Bref, il fascine, et oui, il y a bel et bien des jeunes femmes des quatre coins du monde qui rejoignent ses rangs ou… qui fantasment à l’idée de le faire.

Les peintures orientalistes les plus célèbres, et qui ont marqué la mémoire collective, parlaient le langage des instincts. Or s’il est aujourd’hui en Occident quelque chose d’aussi populaire que le fut jadis l’orientalisme, c’est bien Daech. Ne vous arrêtez pas au discours rabâché sur les droits de l’homme bafoués : Daech relâche l’animal qui habite chacun de nous, civilisé de force par le poids des restrictions sociales.