Trente-six ans après la victoire de la révolution en Iran, les peuples arabes sont en droit de s’interroger, comparativement à leur puissant voisin, sur le développement suscité chez eux pendant toutes ces années dans des domaines aussi variés que l’industrie ou l’agriculture, la technologie et la recherche, la politique, le nucléaire, l’environnement ou encore le tourisme (et la liste n’est pas exhaustive).

Nul doute que l’écart est incommensurable. Nous continuons d’endurer, dans nos pays, toutes sortes de maux, dont le chômage, l’analphabétisme, le chaos politique et administratif ne sont pas les moindres. Sans oublier la pénurie (au XXIème siècle !) de services basiques vitaux tels que l’électricité, l’eau, l’instruction ou la santé publique. Pour compléter le tableau, ne manquait que le dénommé « printemps arabe », lequel nous conduisait, il y a peu, à implorer une re-colonisation salvatrice !

De son côté, la république iranienne bénéficie d’une stabilité relative qui en fait un État influent dans son environnement et dans le monde, traitant d’égal à égal avec les grandes puissances et s’imposant comme un interlocuteur désormais incontournable sur la scène internationale.

Il est de notre droit, faute de pouvoir demander des comptes à quiconque, de nous interroger notamment sur le niveau intellectuel de nos gouverneurs et présidents arabes, sur la clairvoyance de leurs perceptions et la qualité de leur savoir. Tout connaisseur averti ou simple visiteur de l’Iran, les comparant avec les responsables de la république islamique, ne manquera pas de relever la culture éminente de ces derniers.

En effet, la rencontre avec les leaders et hauts responsables iraniens, une écoute attentive de leurs conversations, de leurs discours politiques ou religieux lors des prêches du vendredi, dans les universités ou à l’occasion des fêtes et des grandes commémorations, permettent de déceler une admirable maîtrise scientifique, linguistique et littéraire, conjuguée avec une connaissance fascinante des domaines de la philosophie, de la logique, de l’histoire, ou encore de la jurisprudence.

Les chefs iraniens, nous le voyons, reçoivent en permanence des scientifiques, des ministres, des professeurs d’universités, des chercheurs, des militaires gradés des forces armées et autres personnalités influentes des secteurs économique et social, pour des échanges enrichissants et fructueux.

Il n’est donc plus guère étonnant, compte tenu de l’attention portée à la science et aux scientifiques, à la recherche et à l’innovation ainsi qu’aux politiques d’autosuffisance, de constater un apport iranien qui surprend le monde, tous les jours et en toute occasion. 

En revanche, dans nos pays arabes de telles rencontres et manifestations sont pratiquement inexistantes, tout comme les préoccupations scientifiques ; le désastre est tel, qu’en toute circonstance et dans tout colloque, nos gouverneurs affichent un illettrisme, voire un analphabétisme patents, et une incapacité à lire même un texte résumé rédigé par les bons soins d’un nègre, et préalablement accentué. Existe-t-il un seul gouverneur arabe ayant la compétence suffisante pour s’adresser à une assemblée universitaire, le courage d’exposer un développement avec confiance et méthode, force arguments et preuves, devant un parterre de scientifiques, de spécialistes ou d’enseignants ?

C’est pourtant là un phénomène récurrent en Iran…

Il s’ensuit que l’ascension fulgurante de la république islamique aux plus hautes sphères, et son accès, grâce à son apport novateur et ses générations de scientifiques confirmés, aux postes clés de la planète, sont choses parfaitement justifiées, et ne manquent pas, d’ailleurs, de se répercuter positivement sur la situation intérieure de l’Iran comme sur sa politique dans le monde.