Le Salon du Livre francophone s’est achevé sans anicroche. Si l’inauguration a rassemblé plus de monde que les années précédentes, l’ensemble de cette 21ème édition a, en revanche, semblé moins dynamique.
  Nous ne pointons ce manque de vitalité que par souci de retrouver le Salon tel que nous le connaissons et l’aimons : une véritable opportunité de rencontres et de discussions entre écrivains, invitant à tous les voyages de la pensée et des mots. La question qui s’impose aujourd’hui est la suivante : le Salon du Livre francophone de Beyrouth est-il encore le troisième de son espèce après ceux de Paris et de Montréal en ce qui concerne le nombre de visiteurs ? En tout cas, au Liban, force est de constater que la foule des visiteurs s’est clairsemée comparativement aux éditions précédentes. Et la majorité des conférences et tables rondes n’ont rassemblé que quelques personnes pour toute audience. De quoi inciter les organisateurs à une réflexion sérieuse sur les solutions susceptibles de rendre au salon son rayonnement. Ce qui n’empêche qu’un pays avec une foire du livre reste toujours préférable à un pays sans foire du tout…