Talal Salman est une figure éminente de la presse, voire du nationalisme au Liban. Un archétype.
   Cet homme a joué un rôle remarquable dans la vie publique libanaise. Il y a parfaitement réussi. Il est une leçon vivante pour ceux qui veulent tirer les leçons de l’expérience journalistique de notre époque.
   L’émerveillement que je nourris à son égard me pousse à le placer sans conteste parmi les protagonistes patriotes et libres de ce pays. L’homme se caractérise par la vaillance, la sagacité, et par un patriotisme honnête à toute épreuve. Il fait partie d’une élite d’hommes rarissimes, respectés par tous, prisés, sollicités à chaque occasion.
   De fait, le nom de Talal Salman est associé à celui du quotidien As-Safir. Un journal fort respectable, fiable, hautement crédible, qui s’est forgé une place au sein de la société libanaise, voire qui s’est imposé à l’information même. Personnellement, je suis un lecteur assidu d’As-Safir, toujours impatient d’en découvrir les articles.
   Je classerai As-Safir parmi le patrimoine culturel arabe. Ce quotidien est aussi un indice des prises de position les plus franches. Sa mission est professionnelle et noble ; la voie sur laquelle il s’est engagé est celle de l’intégrité et de la crédibilité.
   As-Safir n’est pas seulement un journal libanais. C’est un quotidien panarabe rassembleur qui s’est d’abord respecté, qui a ensuite récolté le respect de tous.


Sélim el-Hoss a été plusieurs fois Premier ministre du Liban.